Ferrari F76 (2025). Une supercar virtuelle au style déroutant… et à double commande !
La futuriste et radicale Ferrari F76 pousse plus loin le langage de design de la supercar F80 pour donner à imaginer l’avenir du style de la marque. Réservée à une poignée de clients triés sur le volet, elle est 100 % virtuelle puisqu’il s’agit d’un NFT.
À peine plus d’un mois après la 849 Testarossa et tout juste une semaine après la SC40, Ferrari dévoile une nouvelle voiture baptisée F76. Cette supercar rend hommage à la première victoire d’une voiture de la marque aux 24 Heures du Mans, en 1949, lors de la première édition de la course après une longue interruption due à la Seconde Guerre mondiale. Ferrari ne produisait des voitures de route que depuis deux ans, et c’est une 166MM de l’écurie de Lord Selsdon qui s’imposa au Mans avec Selsdon et Chinetti au volant. Contrairement à son illustre aïeule, la F76 n’est pas près de fouler l’asphalte d’un circuit. Et pour cause : elle est 100 % virtuelle. L’auto ne peut même pas être pilotée en ligne dans un jeu vidéo, contrairement à la Ferrari Vision Gran Turismo par exemple, puisqu’il s’agit d’un NFT (non fungible token) soit un objet ou « jeton » numérique authentifié grâce à la blockchain.
« La F76 est un manifeste de design qui vise à préfigurer les formes des Ferrari du futur », annonce le constructeur. L’auto présente en effet une interprétation encore plus radicale du dessin taillé à la serpe des F80 et 849 Testarossa, dans un style cunéiforme pouvant rappeler le wedge design des années 1970. La proue à deux niveaux intègre des feux rétractables qui se déploient sous le bord supérieur du bouclier. Ils « représentent le lien entre l'héritage des phares escamotables de Ferrari des années 1970 et 1980 et le caractère futuriste de la F76 », dit-on à Maranello.
Les extracteurs coupés à la verticale sur les ailes avant évoquent ceux de la la F80, « soulignant à quel point le langage technique et stylistique introduit par la nouvelle supercar est destiné à influencer les futurs modèles de série », martèle la firme. La poupe est occupée par un large spoiler en queue de canard au-dessus de quatre segments de LED assurant un éclairage arrière centré. Les montants verticaux du diffuseur structurent la carrosserie.
Sous une grande verrière s’ouvrant par l’avant, le cockpit est divisé en deux. Cette séparation permet d’ouvrir la partie centrale du coupé pour l’utiliser comme un diffuseur contribuant à l’effet de sol. Équipée de commandes électriques by wire, la F76 dispose de contrôles dédoublés. Volant, pédales et autres sont ainsi présents en face de chaque siège, « permettant aux deux occupants de vivre et de partager des sensations en temps réel, ce qui renforce à la fois la participation émotionnelle et technique à l'expérience de conduite », promet la marque italienne concernant cette disposition insolite. L’auto-école version Ferrari ? Finalement, ce n’est peut-être pas si mal que l’auto ne soit pas destinée à circuler dans le monde réel.
Rien n’est dit quant à la motorisation, même théorique, de la Ferrari F76. La vidéo officielle de révélation du modèle laisse imaginer la présence d’une mécanique thermique. Ce véhicule virtuel est réservé aux clients privilégiés du programme Hyperclub de Ferrari. Chacun possède un exemplaire personnalisé de cette supercar numérique, fruit de trois ans de travail selon le constructeur, qui a signé en 2025 une troisième victoire consécutive aux 24 Heures du Mans, la douzième de son histoire.
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